Ulrich d'Autel "dit le daguet"

UlrichEn l'an de grâce 1335 naquit au château d'Autel, un autre bâtard de la famille, fils caché d'Huart, il fût dès la naissance gardé secret et élevé par les valets du châtelain comme leur fils.
Cet enfant, nommé Ulrich reçut une éducation venant de divers horizons, de ses parents adoptifs, il reçut une foi sans faille en Dieu, et une éducation des us et coutumes des cours.
Mais à côté de cela, Huart fit en sorte qu'il apprenne à lire et à écrire, les arts des lettres et le latin ne lui sont donc pas inconnus.
Cependant, Huart faisait tout pour que l'enfant ne sache pas qui était son père réel, il était donc persuadé être le fils des valets.
Il présentait un caractère très différent de ses parents adoptifs, en effet, eux qui étaient portés sur leur profession comme si la mort était à leurs trousses, c'est le combat et uniquement le combat dont révait Ulrich.

Fraîchement sorti des enfances, il refusa de suivre la carrière familiale de valet, et pris la décisions de devenir homme d'armes, le métier était certes moins sûr, néanmoins il combattrait.
Mais le métier d'homme d'arme ne combla pas ses espérances, lui qui songeait à l'aventure, au sang, à l'or , à la gloire et au perpétuel combat, ne faisait que tourner sur des remparts ou garder le pont-levis de deux ou trois malheureux manants.
L'idée d'entrer dans les ordres religieux lui vint alors à l'esprit, et il se voyait déjà portant les couleurs de l'ordre teutonique en train de pourfendre les slaves afin de les purifier à la masse d'arme...
Lorsqu'il fit la demande à son seigneur celui ci refusa immédiatement, et Ulrich se retrouva alors garde dans la salle des banquets...
Il ne comprenait pas, pourquoi alors qu'il demandait à son seigneur le droit de combattre, il se retrouvait à garder des nobliaux entrain de dévorer des plats plus riches les un que les autres.

Mais le seigneur Huart avait en réalité une idée derrière la tête, il comptait familiariser le jeune homme à la noblesse, et trouver l'un d'eux qui serait à la recherche d'hommes de guerre, ce qu'il ne tarda pas à faire.
Ulrich eu vent d'un seigneur Philippe de Sombreval qui recherchait des hommes au combat.
Il réitéra donc sa demande auprès de son seigneur, qui cette fois lui accorda le droit de suivre le chevalier, seulement, ce droit n'était pas inintéressé, car avec un homme fiable chez le chevalier il serait prévenu des déplacements des troupes dans la région.

En route vers le château d'Arlon avec le chevalier, il furent attaqués et pris au dépourvu par une troupe de coupes-jarret venant des terres avoisinantes qui profitaient de la peste pour ravager la campagne.
Le combat fit rage pendant un bon moment, les hommes des deux camps tombaient petit à petit, et aucun parti ne semblait prendre l'avantage sur l'autre.
Au bout d'un moment, les bandits prirent la fuite.
La troupe du chevalier ramassa ses blessés pour les ramener au château d'Arlon.
Une fois la bas, Sombreval pris soin d'examiner plus attentivement Ulrich lors des entraînements, car ce qu'il avait vu de son style de combat lui plaisait, et qu'il cherchait un escuyer.

Un escuyer non-noble est une chose qui ne se voit plus en cette mi XIVème siècle mais Sombreval sait de par la bouche de Huart qu'Ulrich est de sang noble. De plus en tant que chevalier, il ne peut s'opposer à la demande du maréchal, ce qui tombait plutôt bien d'après ce qu'il vit du jeune homme.

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